L’Homme mondialisé

Certificat Manager à l’ère digitale
28/12/2018
Ce que je crois en matière de management interculturel
28/12/2018
L’Homme mondialisé existe.

Il transforme les « lieux » en « flux ».

De plus en plus de personnes travaillent dans une langue, élèvent leurs enfants dans une autre et cultivent des relations amicales ou familiales dans une troisième. Mobilités géographiques et bricolages identitaires font partie de leur quotidien. On pensera ici à ces managers de firmes dites multinationales, mais aussi à ces avocats d’affaires, artistes, journalistes, chercheurs, universitaires, musiciens, sportifs, « stylistes » et « créatifs » arpentant des horizons planétaires… Comment comprendre cet « humain mondialisé » par une vie de travail ? Comment ne pas céder à la fascination de ce « Made in the World » ?

Ce livre propose une interprétation sociologique du phénomène de la mobilité des élites dans de très grandes entreprises. Les recherches en ce domaine sont rares. La double pratique professionnelle et académique des auteurs a favorisé observation et compréhension de phénomènes propres à une anthropologie des mondialisations en cours.

L’identification locale, nationale ou ethnique ne se dissout pas avec l’expérience répétée du voyage, de l’exil ou même de l’expatriation. C’est un jeu d’appartenances et d’identités en « archipel » qu’il faut comprendre. Cet ouvrage vise à renouveler les catégories traditionnelles du management interculturel et, pour cela, mobilise certains apports d’une philosophie du devenir.

Dans les disciplines sociologiques et anthropologiques, on parlait naguère d’« acculturation », puis d’interpénétrations et d’entrecroisements de civilisations différentes, de principes de « coupures » d’une culture à une autre. L'Homme mondialisé indique autre chose.

Un large détour philosophique qui ne recourt pas à « une entité préexistante » (civilisation, culture, cogito…) pour expliquer le sentiment de la permanence de nos identités culturelles, nous sera nécessaire pour saisir autrement cette aptitude à être mobile, à passer d’un espace social à un autre.

Pour fonder une double critique (ni agent automate tout entier déterminé par un jeu de forces extérieures, ni « esprit génial » qui s’émancipe de ses déterminismes), nous en appellerons aux philosophies dites du devenir, depuis les multiplicités de Henri Bergson à la figure du rhizome de Gilles Deleuze et Félix Guattari, depuis les individualisations impersonnelles de Gilbert Simondon à la notion de relation de Edouard Glissant. Ces travaux sont encore peu mobilisés dans le cadre des recherches dites interculturelles dans les champs du travail. Cet ouvrage vise aussi à les valoriser.

Retrouvez un entretien de Pierre Robert Cloët et Philippe Pierre sur le temps des identités et un autre sur les parti-pris de l'ouvrage l'Homme mondialisé.

Retrouvez un entretien de Philippe Pierre sur le renouveau du management interculturel et un autre sur les bricolages identitaires.

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